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sac vanessa bruno Tandis qu’ons

Le 19 août 2015, 03:59 dans Humeurs 0

Quand on connaît le fonctionnement des élites, on sait ensuitecomment tirer les ficelles. Moi-même, j’ai pantouflé dans le privé, mais aprèsavoir réalisé à quel point le système était asymétrique et déviant, j’ai refusé decontinuer sur cette voie. Des dizaines de millions de gens ont été ruinés par lacrise financière, et après cela encore, le pouvoir de l’argent a empêché legouvernement d’adopter les mesures qui s’imposaient. A Washington, une poignée degens défendent les intérêts du public ou du petit investisseur, tandis que desarmées entières se battent pour les intérêts de Wall Street, au sein même dugouvernement.Vous dénoncez en particulier l’absence de poursuites contre lesresponsables de la crise financière.Ce n’est pas à moi de dire qu’untel ou unteldevraient être en prison. Ce que je dis, c’est que nous ne saurons jamais si laculpabilité de certains individus aurait pu être prouvée, car le ministère de laJustice n’a pas fait l’effort d’investigation qui s’imposait. nouveau sac vanessa bruno pas cher
Voilà ce qui estscandaleux. Quand Eric Holder a prêté serment comme garde des Sceaux en 2009, il adéclaré que le ministère de la Justice aurait pour priorité absolue de rechercher s’il y avait eu fraude à l’origine de la crise financière. Il n’en a rien fait. Leministère de la Justice n’a pas poursuivi un seul cadre de Wall Street pour fraudeassociée à la crise financière. Pour moi, c’est un signe vraiment grave. Deuxgroupes de travail ont été créés. Le premier, nommé en novembre 2009, a été qualifié par le sénateur Grassley d’agence de compilation de communiqués de presse. sac vanessa bruno en ligne En 2012, dans son discours sur l’état de l’Union, Barack Obama a annoncé laformation d’une seconde task force, faisant ainsi l’aveu implicite que leministère de la Justice avait misérablement échoué les trois années précédentes àenquêter sur la fraude financière. Depuis, cette seconde task force est aussi une déception.Priorité a été donnée à la reprise économique plutôt qu’à poursuivre lescoupables ?Le ministre de la Justice l’a reconnu lui-même : la raison pour laquelleles banques n’ont pas été poursuivies est qu’on s’inquiétait trop des dégâts quecela pourrait causer à l’économie. Mary Jo White l’a reconnu aussi lors de sonaudition de confirmation à la tête de la SEC : lorsqu’elle était procureure àNew York, elle avait parlé avec Larry Summers, qui était alors secrétaire auTrésor, des conséquences d’une mise en examen de la banque Daiwa. On comprendmaintenant que les procureurs discutent avec le Trésor des conséquences économiquesde leurs actes.Vous vous inquiétez tout particulièrement du trading à hautefréquence, qui a pris énormément d’ampleur ces dernières années. Là non plus, les régulateurs ne sont pas à la hauteur ?Le problème est que les marchés d’actions sesont considérablement transformés en très peu de temps aux Etats-Unis. sac vanessa bruno
Tandis qu’ons’est habitué à résumer la Bourse américaine au Nasdaq, nous avons maintenant 65 ou70 différents centres d’échanges, parmi lesquels des marchés occultes et desplateformes où les traders à haute fréquence exploitent tous les dysfonctionnementsqu’ils peuvent trouver dans un marché fragmenté. La SEC n’a pas les moyens de lesstopper lorsqu’ils manipulent les cours. Regardez ce qui s’est passé après leflash-crash de mai 2010. Il a fallu plus de trois mois à des armées d’agents de laSEC et de la CFTC pour retracer le déroulement d’une seule journée. Lesrégulateurs n’ont pas les moyens de surveiller ce qui se passe en temps réel, ilssont aveugles. La SEC commence tout juste à y remédier en réclamant les données destraders à haute fréquence, mais cela prendra des années avant que son contrôle soitvraiment opérationnel. Les marchés ont tellement changé et il y a tellementd’argent en jeu que ce pourrait bien être un autre désastre qui se prépare là.

sac vanessa bruno petit pas cher Il y a

Le 19 août 2015, 03:54 dans Humeurs 0

L’adoption dela loi Dodd-Frank, présidée par Obama en 2010, est présentée comme la plusimportante réforme financière depuis les années 30. Vous n’êtes pas aussioptimiste ?Il y a de bonnes choses dans Dodd-Frank, comme la régulation des dérivésou la création du Bureau de protection financière du consommateur. Mais Dodd-Frank n’a pas mis fin au problème des banques qui sont trop grosses pour être régulées,trop grosses pour être dirigées efficacement et trop grosses pour faire faillite .Puisque le gouvernement est là en dernier ressort pour les renflouer, avec l’argentdu contribuable, on peut dire qu’elles bénéficient d’une subvention publique.Dodd-Frank demande aux banques de rédiger elles-mêmes leurs «testaments», prévoyantcomment elles pourraient se dissoudre sans entraîner un risque systémique. Je douteque ce soit vraiment possible pour des établissements porteurs de milliards dedollars de produits dérivés. Quand le navire commence à couler, on ne peut pascontinuer à travailler depuis les canots de sauvetage. sac vanessa bruno en ligne
D’autant aussi que les loisaméricaines ne s’appliquent que jusqu’à nos frontières.Régulièrement, lecommissaire européen Michel Barnier vient à Washington expliquer la difficulté àharmoniser les efforts européens et américains…Lorsque je travaillais au Sénat, lesecrétaire au Trésor, Timothy Geithner, nous demandait de ne rien coucher dans laloi qui empêcherait les régulateurs américains de se coordonner au niveauinternational. Mais nous devrions plutôt être leaders ! Trop souvent, au niveauinternational, on se retrouve avec le plus petit dénominateur commun.Vous voulezdonc briser les mégabanques ? Quelle serait la limite ?Ce que mon patron, lesénateur Ted Kaufman, avait proposé en 2010 serait de limiter à un certain niveaudu PIB les emprunts des banques non couverts par des dépôts. Les banques sefinancent grâce à toutes sortes d’instruments financiers à court terme. Si nouslimitons leur capacité d’emprunt, nous limiterons leur taille. Notre autreproposition était d’imposer un ratio minimum entre actifs et capital, que nous suggérions de fixer à six pour un. sac vanessa bruno Depuis lors, même des régulateurs comme DanielTarullo disent qu’il faudrait limiter la croissance organique des mégabanques. Deplus en plus de gens remettent en question l’assertion de Geithner, considérant quele problème too big too fail est réglé. Nous n’avons pas besoin de ces banquesgigantesques qui pèsent dans les 4 000 milliards de dollars . Elles prennent defait nos économies en otage dès qu’un de leurs paris, financés à crédit, tournemal.Comment expliquez-vous cet échec d’Obama ?Une partie de l’explication estsimple : la bagnole était cassée et il fallait un mécanicien. Le tandem Obama-Bidenn’avait pas d’expérience dans le domaine financier. Obama a été élu du fait de lacrise financière, mais ce n’est pas pour cette raison qu’il briguait la MaisonBlanche. sac vanessa bruno petit pas cher
Il y a eu un décalage entre ses capacités, ses centres d’intérêts et cedont la nation avait le plus besoin au moment où il a été élu. Dès la période detransition, il a donc commencé à faire venir des gens de Wall Street pours’occuper de la question : il a fait appel à ceux-là mêmes qui nous avaient amenéla crise ! Obama a choisi la continuité. Avec Timothy Geithner et Ben Bernanke , l’idée s’est imposée qu’il fallait surtout remettre d’aplomb ce système bancaireincroyablement fragile. Ils ont plus que réussi : voyez les profits records desbanques aujourd’hui.Au-delà de l’administration Obama, le problème n’est-il pasplus fondamental, dans ce que vous appelez le «Blob», c’est-à-dire la bulle queforment milieux financiers et milieux politiques à Washington ?Ce que j’ai vu à l’œuvre à Washington, c’est toute une classe de gens qui font carrière tantôt dans lesecteur privé, tantôt au gouvernement. La priorité de ces carriéristes est de setrouver un bon endroit pour atterrir dans le privé quand ils ne sont pas augouvernement. Y détenir un poste élevé permet ensuite de gagner beaucoup d’argentdans le privé.

sac vanessa bruno en ligne Pour lanouvelle

Le 17 août 2015, 03:41 dans Humeurs 0

Sunday in the Park With George sera créé en 1983 au PlaywrightsHorizons, un théâtre «Off Broadway», avec Mandy Patinkin et Bernadette Peters dansles rôles principaux, avant d’être proposé, un an plus tard, au Booth Theater surBroadway. Exploration du conflit de l’art et de la vie déchirant tous lescréateurs, Sunday… raconte les années 1884 à 1886, durant lesquelles Seurat peintson tableau, mais invente également, dans un second acte, un arrière-petit-fils aupeintre, qui vivrait aujourd’hui à New York et voudrait être reconnu comme unartiste.«Dans la psyché du peintre»La musique évoque Britten pour l’écriture vocaleainsi que les répétitifs américains comme Steve Reich. Elle appartient à la veineaustère de Sondheim, celle de Company et de Pacific Overtures, son musical de 1976basé sur un mode pentatonique japonais. On y retrouve intact son goût pour lessuspensions qui retardent la résolution harmonique, même si les tubes commeFinishing the Hat parviennent à la même ambiguïté tonale par la simple grâce desprocédés répétitifs. Au Châtelet, Sunday… bénéficiera, comme A Little Night Musicet Sweeney Todd, d’une mise en scène de Lee Blakeley, et surtout d’une nouvelleorchestration pour 48 musiciens signée Michael Starobin, que l’on retrouvaitquelques jours plus tôt dans sa maison de Westchester County, à une heure deManhattan. «C’est James Lapine qui m’a présenté à Stephen Sondheim en 1983, et l’on a retravaillé ensuite sur Assassins, créé en 1990, se souvient-il. sac vanessa bruno en ligne
Pour lanouvelle orchestration de Sunday…, j’ai gardé les synthétiseurs car ils montrentque l’on n’est pas dans le réalisme ou la reconstitution historique, mais dans lapsyché du peintre, l’imagination de l’artiste. La couleur étant la questioncentrale de ce musical, c’est un défi pour tout orchestrateur, mais l’écriture deSondheim est si précise qu’il n’est pas difficile de comprendre ce que l’œuvre réclame.»La plupart des souvenirs de Sondheim sont dans sa maison de campagne avecpiscine dans le Connecticut, où il réside du jeudi au lundi matin. On insiste pourvisiter son bureau au premier étage. Derrière le piano, entouré de manuscrits deLiszt et Bernstein, un coin sofa entouré de vitraux, où, lové tel un chat, ilnoircit ses cahiers. Puis, une terrasse donnant sur un jardin ensoleillé,étrangement calme. On demande à Sondheim s’il est excité à l’idée de découvrirSunday… à Paris, comme lui-même ne l’a jamais entendu, et il esquisse un début desourire. sac vanessa bruno L’an prochain, le Châtelet montera son Into the Woods de 1986. Enattendant, il doit se remettre au travail. «J’écris un nouveau musical avec DavidIves dont j’avais adoré la pièce Sure Thing. C’est l’une de mes vieilles idées d’il y a vingt-cinq ans. On s’y est mis il y a dix-huit mois et on a encorebeaucoup à faire.» Puis il reprend la mine contrite qu’il devait arborer quand sesparents le tiraient du lit pour qu’il vienne jouer le Vol du bourdon de Rimski-Korsakov pour les invités. On en déduit qu’il est temps de partir. sac vanessa bruno petit pas cher
photos ÉricDahan(1) «Stephen Sondheim», de Renaud Machart. Actes Sud-Classica, 288 pp., 18,50€. (2) Jusqu’au 25 avril, 1, place du Châtelet, 75001. Rens.: 01 40 28 28 40.Le directeur du musée depuis 2000, Alfred Pacquement, trèsapprécié des conservateurs, part en retraite à la fin de l’année.

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